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365 Jours de Créativité (20/ 365) : Votre nom d’artiste

La créativité cela se pratique au quotidien. Elle s’entraîne, se développe. Il est bon de faire ses gammes régulièrement ! Chaque jour de l’année, découvrez un exercice, un jeu ou une proposition de créativité qui vous permettront de vivre votre créativité autrement. Voici la vingtième : votre nom d’artiste.

Et si vous vous inventiez un nom d’artiste, d’écrivain, de chanteur, de compositeur, lequel serait-ce ? Imaginez-en une douzaine et puis faites votre choix.

Cet exercice semble anodin. Pourtant, lorsque l’on s’y adonne, il révèle une puissance étonnante. D’abord, on est confronté à un grand vide : penser un autre « soi ». N’est-on pas tellement soi-même et attaché à notre identité et à notre histoire personnelle ? Et puis, la recherche commence : on est bien obligé de se demander qui on est et qui on aimerait éventuellement être.

Des choix s’imposent : nom bref ou long, aristocratique, bourgeois ou populaire, classique, contemporain ou post-moderne, politiquement correct ou trash, sérieux ou ludique, masculin ou féminin, ou androgyne, un nom qui nous révèle ou un nom qui nous cache, qui nous élève ou nous abaisse, qui nous plaît ou nous répulse, qui nous aidera à vivre ou nous poussera vers les abîmes. Qui fera de nous une star ou un artiste maudit.

Dans un de ses livres, je ne me souviens plus lequel, Milan Kundera, écrivait qu’avant même sa naissance un être humain avait une histoire : celle du choix de son prénom par ses parents. Et l’on sait combien ce choix-là est parfois compliqué, conflictuel, objet de tractation et d’hésitation entre les deux géniteurs. Et pourtant ce qui se déroule durant ces moments qui précèdent notre venue au monde nous accompagnera toute notre vie. Un prénom est indélébile.

Exemple : Picasso changea de nom alors qu’il était descendu à Paris, capitale des arts dans les années 1900, vers ses 19-20 ans. Son vrai nom est Pablo Diego José Francisco de Paula Juan Nepomuceno María de los Remedios Cipriano de la Santísima Trinidad Ruiz y Picasso, ce qui fait exactement 100 lettres !

Au cours des vingt premières années de sa vie, il s’appelait simplement Pablo Ruiz y Picasso, Ruiz étant le nom de son père, Picasso celui de sa mère. Ruiz étant l’un des patronymes les plus courants en Espagne avec les Garcia, Lopez, Martinez et Sanchez, le jeune Pablo – conscient de son talent et de son ambition artistique – ne se voyait pas en haut de l’affiche sous le nom « Pablo Ruiz ». « Pourquoi pas Jean Dupont ? » aurait-il dit un jour.

Aussi choisit-il le nom de sa maman pour créer ce qui deviendra la plus belle marque artistique du XXème siècle « Pablo Picasso », et plus tard tout simplement « Picasso ». Un nom en or.

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