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365 Jours de créativité (54/365) – Et si vous faisiez votre portrait chinois ?

Un portrait chinois est un jeu qui peut s’avérer extrêmement éclairant et révélateur. Il s’agit de difinir une situation, un projet, un produit, un service, une entreprise par des analogies. On se demande : « et si notre fête d’entreprise de l’an dernier était …, que serait-ce ? … ». Se poser de telles questions permet de dire les choses de manière moins frontales. On peut apporter des images, souvent ludiques, que tout le monde comprend, souvent avec humour. Tout le monde comprendra de suite la portée de réponses aussi différentes que « c’était un flan de trois jours », « c’était un bœuf bourguignon moderne » ou « c’était un mezze libanais ».

Vous pouvez-vous poser plusieurs questions :

  • « Et si c’était une automobile ? »
  • « Et si c’était le titre d’un film ou d’un livre ? »
  • « Et si c’était une ville ou un village ? »
  • « Si c’était un bâtiment célèbre ? »
  • « Si c’était un animal domestique ? »
  • « Si c’était un animal exotique ? »
  • « Si c’était un ustensile ou un outil ? »

Une fois vos réponses récoltées, analysées-les le plus paisiblement possible. Dressez le portrait de ce qui existe et demandez-vous ce que vous rêvez pour l’avenir, dans notre exemple la prochaine fête de l’entreprise.

Cette approche est très riche, très révélatrice. Elle permet de clairement marquer la tension entre ce qui existe et ce que l’on souhaite. Après, il sera temps de réfléchir à comment passer de l’existant au désir. Cela s’appelle la créativité.

Exemple personnel : Le portrait chinois est un exercice que je pratique volontiers avec des groupes – grands ou petits – qui cherchent à évoluer. C’est incroyable combien les gens savent faire preuve d’honnêteté et d’audace grâce à cette démarche analogique. Personnellement, j’aime aussi faire le portrait chinois de ce que je fais. Per exemple, après avoir donné une nouvelle conférence, je me demande ce que me diraient les participants si je leur demandais « et si c’était une voiture, c’était quel modèle ? », « et si c’était un plat préparé, qu’avez-vous dégusté durant ces 45 ou 90 minutes ? ». En passant par l’analogie, on bloque d’une certaine façon le cerveau rationnel et on arrive beaucoup plus facilement à accéder et à exprimer des vérités et impressions profondes.

A certains moments de sa vie, il peut être utile – nécessaire ? – de faire le portrait chinois de sa propre existence. « Et si ma vie était un véhicule, lequel serait-ce ? » « Et lequel aimerais-je être ? ». Et de même avec les autres analogies. La différence entre les deux portraits – « comment je me vois » et « comment j’aimerais être » – peut agir comme un véritable coup de fouet qui amène des prises de conscience et des actions fortes rapidement. Bien sûr, si l’on ne sent pas trop sûr de soi, il est judicieux de pratiquer cet exercice – comme tous les exercices de créativité – sous la conduite bienveillante d’un coach ou d’un accompagnateur personnel.

Une dernière question, comme dirait le commissaire Colombo : « Et si votre dernier un week-end avait été un jouet, lequel aurait-ce été ? ». « Et le prochain week-end, quel jouet souhaiteriez que cela soit ? ». Amusez-vous de la distance éventuelle entre les deux. Et mettez-vous en chemin pour vivre les week-ends de votre vie.



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