Au cours de ces vacances au Brésil, j’ai eu un grand plaisir à découvrir l’oeuvre littéraire de Joaquim Machado (1839-1908), l’un des grands écrivains brésiliens du XIXème siècle, au travers de son roman « Le Philosophe ou le Chien Quincas Borba » et de sa nouvelle « L’Aliéniste« .
Les titres de ces deux livres peuvent laisser croire qu’il s’agit d’une oeuvre sérieuse, voir pédante. Rien de tout cela ! Machado est un écrivain qui s’amuse à décortiquer l’âme humaine avec simplicité et humour. Il nous promène dans le monde des grandes et moins grandes passions humaines, nous interpelle de manière aigre-douce. Ses personnages sont à la fois touchant et effrayant.
Son écriture, sensible, limpide et précise, en font selon certain l’égal de Shakespeare et de Balzac. La démarche de l’Autrichien Stephan Zweig fait écho à celle de Machado, le maître de ce qu’on pourrait appeler « le réalisme fantastique ».
A l’occasion du centenaire de sa mort en 2008, le supplément littéraire « BOOKS » du New York Times consacra un long article élogieux sur l’oeuvre de Machado, l’un des plus grands écrivains d’Amérique du Sud. L’un des plus grands écrivains tout court !