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La question stratégique la plus provoquante

Quelles sont les forces et faiblesses de votre entreprise ?

Quelles sont les opportunités et menaces dans votre environnement ?

Quelle est notre vision à 3 ou 5 ans ?

Quelle est notre mission, notre raison d’être sur le marché et dans la société ?

Quelles sont nos vaches à lait, nos étoiles montantes, nos poids morts et nos points d’interrogation ?

Quelles sont les bénéfices-clients de nos produits ?

Ces questions sont essentielles dans toute démarche stratégique. Nul ne peut en faire l’économie. Il est une question, moins souvent posée, qui me plaît par son côté provocateur :

« What hell our product (or service) saves people from ? », de quel enfer notre produit ou service sauve les gens ?, nous soumet le copy-writer américain Arroon Orendorff.

Amazon nous sauve d’un choix réduit en librairie – l’espace d’exposition y est naturellement réduit et peu confortable – et d’une durée de commande de plusieurs semaines.

Mon libraire Jaimes à Barcelone me sauve de la masse de livres qui sortent chaque semaine, de l’embarras du choix et de la solitude du lecteur.

Mon boulanger BALUARD me sauve de pains fades et banals, ainsi que des farines industrielles quelconques.

Le cinéma de quartier nous sauve d’un ennui en fin de semaine et d’un manque d’émotion et d’ouverture sur le monde.

Ikea nous sauve d’une monotonie dans notre intérieur et de meubles à vie, comme en avaient nos grands-parents.

Airbnb nous sauve des hôtels impersonnels et standardisés.

Nespresso nous sauve d’un café mal dosé et d’un choix limité de saveurs et d’intensités.

Apple nous sauve des ingénieurs informatiques et de leur complexité, ainsi que de machines laides et tristes.

Post-It nous sauve des feuilles volantes qu’on ne retrouve jamais ou trop tard.

Et votre produit, votre service, votre entreprise, elle sauve les gens de quel enfer ?

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