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365 Jours de créativité (57/365) – Sus à l’angoisse de la page blanche !

Voici le 57ème article des « 365 Jours de créativité » :  Sus à l’angoisse de la page blanche !

L’angoisse de la page blanche naît surtout d’une exigence personnelle trop grande et de la peur de ne pas créer quelque chose de bon niveau. Quand vous entamez un travail créatif ne vous paralysez pas avec des visées hors de portée. Vous voulez écrire un texte ? Ecrivez-le ! Sculpter une pierre ! Sculptez-la. Concevoir un business plan ? Concevez-le ! Vous verrez bien dans une heure ou deux si votre texte, votre sculpture ou votre business plan est intéressant. Avant de juger, créez ! Avec enthousiame, passion et confiance.

Exemple personnel

Cela fait une quinzaine d’années que je participe à des ateliers d’écriture. Au cours de ces week-ends durant lesquels une dizaine de personnes écrivent à partir des injonctions d’un animateur d’atelier d’écriture, chacun écrit cinq à six textes plus ou moins longs. C’est là que j’ai appris à ne plus avoir peur, parce que c’est cela l’angoisse de la page blanche, c’est la peur de ne pas bien écrire, la crainte de ne pas être intéressant, la panique face à l’incertitude du résultat.

Quand j’ai à écrire un texte, un article, un sujet pour mon blog ou une lettre importante, je me lance immédiatement. Je suspends mon jugement critique. J’écris sans me retourner, sans me relire, sans faire attention à la syntaxe ou à l’orthographe. Cela se fera à la réécriture (qui est une phase aussi importante, si pas plus importante que la première écriture spontanée). En procédant ainsi, je ne connais – presque – plus l’angoisse de la page blanche, la hantise des écrivains et des écrivants.

P.S. : on m’a demandé d’écrire quelques chansons pour en groupe de rock, en anglais qui plus est. N’ayant jamais écrit de chanson ou de chansonnette de ma vie, encore moins en anglais, un certain vertige me guette. Mais je crois que lorsque je serai à ma table de travail, les textes se feront d’eux-mêmes.

Raymond Devos, le grand humoriste, jongleur de mots, disait : « Je n’ai pas peur de la page blanche : je la déchire ! ». Déchirez-la ! Et écrivez frénétiquement !

William Stafford écrit : « Je n’ai jamais l’angoisse de la page blanche. Quand je suis bloqué, je baisse simplement mes exigences » (Source : STAFFORD William, How to be a great coach, McGraw Hill, p.8).

Phrase originale : « I never ger writer’s block. When I get stuck, I just lower my standards ». Traduction libre de l’américain par Mark Raison

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