Fermé pour cause de créativité !

le dimanche 29 janvier 2012

« Fermé pour cause de créativité ! » comme les restaurants étoilés catalan et basque EL BULLI et MUGARITZ, voilà une pratique créative à méditer. Appelée par les restaurateurs « le syndrome El Bulli« , cette prise de recul est une version créative du congé sabbatique. Se justifie-elle ? Poser la question c’est y répondre.

N’y a-t-il pas des moments dans une vie professionnelle où nous souhaiterions refaire le plein d’idées et nous dégager des contraintes de l’action quotidienne ?
Ne nous est-il pas nécessaire de prendre le temps pour nous plonger au plus profond de notre imaginaire et de notre potentiel créatif ?
N’éprouvons-nous pas le besoin d’aller à la rencontre de nouveaux univers pour enrichir notre expérience professionnelle et personnelle ?
Ne rêvons-nous pas de déployer pleinement notre créativité, d’expérimenter sans contrainte, d’aller au bout de nos idées et de les écrire avec précision et passion ?
Ne savons-nous pas tous qu’il est enrichissant de rencontrer des experts, des chercheurs, des aventuriers dans nos propres domaines d’expertise pour en étendre les limites jusqu’aux frontières de l’impossible ?

Quitter son activité pendant 1, 2, 3, 6 ou 12 mois est probablement l’une des meilleures manières de répondre à ces questions-là. Je connais plusieurs personnes – ingénieurs, entrepreneurs, cadres, employés, dirigeants d’entreprise – qui se sont engagés dans une telle démarche ; il n’en est pas un qui n’en soit pas revenu enchanté et surtout grandi. Pour eux, il y a eu un « avant » et un « après ».

Mais comment faire concrètement ? Voilà le vrai défi. Pour le chef Andoni Luis Aduriz du MUGARITZ et son équipe, la fermeture créative de quatre mois aurait un coût de … 250.000,- € ! Il a fait son calcul coûts/bénéfices du « Fermé pour cause de créativité ». A vous d’établir le vôtre !

Belle aventure créative à vous !